1970

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j’aurai pendant un temps connu quelque bonheur…

cet instant où mon âme dormante s’est réveillée…

en secouant les chaînes attachées à mon cœur…

cet instant fugitif fut une vie sublimée…

 

aujourd’hui néanmoins, la porte s’est refermée…

et ma torpeur s’échine en regrets inconstants…

dans les méandres sombres, elle va s’accoutumer…

semant ses propres ruines comme fut ma vie d’avant…

 

il n’est nulle chamade, juste une écume mourante…

la source s’est tarie, et vacillant les images…

dont les traits oubliées font une vague déchirante…

étourdies par l’éclair, les joies meurent sous l’orage…

 

j’aurai pendant un temps connu quelque tendresse…

cet instant où mon âme morose s’est éveillée…

il reste désormais que le vin de l’ivresse…

de ces ténèbres mes yeux se sont maquillés…

 

et puis, comme dans un songe, la voix douce des amis…

lentement se soulève et prolonge le temps…

la porte s’entrouve encore…m’étais-je endormie…

une braise d’espoir flotte pour un moment…

 

 

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